Lycée Joliot Curie 92000 Nanterre

Devoir commun de français 2016

2nde

Objet d'étude: le roman et la nouvelle au XIXe siècle: réalisme et naturalisme

 

Conception: Sandrine Lamoureux

Proposition de corrigé (classes de 2nde 9 et 2nde 10): Michel Wattremez

 

Question sur corpus - corrigé

(à titre indicatif, cette page de conseils ne remplace pas les annotations individuelles sur les copies)

 

Après avoir lu attentivement les textes du corpus, vous répondrez à la question suivante de façon organisée et synthétique.

Quelle vision du progrès nous offrent ces trois textes?

Corpus : 
Document 1: Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers, 1869-1870 (extrait) - Document 2: Emile Zola, Germinal, 1885 (extrait) - Document 3: Emile Zola, La Bête humaine, 1890 (extrait) - Document 4: annexe - une du Petit Journal du 2 juin 1907

 

Observations: Sauf exceptions, la question de corpus a été mal traitée ou mal comprise. Sans doute avez-vous rencontré des difficultés devant les textes. Il s'agissait du premier exercice évalué en temps limité, après des activités menées en classe. 

J’ai évalué deux classes, ma Seconde 10 et la Seconde 9. Les deux rencontrent des difficultés par rapport à cet exercice nouveau. C’est normal et compréhensible. Avec la pratique vous progresserez. Je n’ai pas pénalisé les élèves qui ont analysé successivement les 3 textes, â condition que les arguments  clairs montrent les différentes visions du progrès, comme dans le plan ci-dessous.

Ce qui compte avant tout, c’est de montrer qu’on a l’intelligence des textes et des contextes.

 

Corrigé:

Ces 3 extraits de romans de la fin du XIXe (un de Jules Verne, deux d'Emile Zola) évoquent la question du progrès technologique de manière à la fois similaire et différente. Némo voit l'innovation positivement comme un inventeur. Dans Germinal la vision négative est celle des utilisateurs mineurs accablés et animalisés. Dans La Bête humaine la vision est neutre: Roubaud observe l'innovation comme un expert à la fois objectif (le système ferroviaire est complexe et efficace) et fasciné, admiratif (les machines sont poétisées comme des légendes vivantes).

 

Texte 1:  à travers Némo Jules Verne a une vision positive du progrès

- Vocabulaire et tournures mélioratives

- Enthousiasme qui se manifeste par les exclamations et les anaphores

- Le progrès technologique apporte la sécurité à l'homme

- Némo a confiance dans le progrès: "je me fie à mon Nautilus" (il se l’approprie, il en fait sa chose)

C'est ici la vision de l'inventeur de l'innovation technologique.

 

Texte  2: dans le passage de Germinal Zola transmet une vision négative du progrès technologique, vu par ses utilisateurs ouvriers:

- la machine (cage) est monstrueuse et dévorante, elle emprisonne les ouvriers et les bestialise: champ lexical lié

- par ellipse le progrès est vu comme dangereux: "quand ça casse..." (sous-entendu: ...ça tue!)

 

Texte 3: dans La Bête humaine de Zola, nous avons une vision neutre du progrès, vu par un expert (ni inventeur ni utilisateur)

- Roubaud décrit objectivement un dispositif technique efficace (réalisme)

- Il exprime une fascination devant le spectacle du progrès technique. Celui-ci est vu comme complexe et en même temps il est poétisé (personnification de la machine), presque fantastique (par le jeu des images).

 

Observations diverses: Les remarques stylistiques (par exemple le discours indirect libre) doivent être liées à la question posée, sinon elles n'ont pas de sens.

Bonne chance pour le prochain exercice!

MW

                                                                             Retour à Nanterre 2ndes 4 et 10